Janvier 2017

Gastrointestinal Endoscopy

Gastric per-oral endoscopic myotomy for refractory gastroparesis: results forme the first multicenter study on endoscopic pyloromyotomy. M. KHASHAB.

GASTROINTEST ENDOSC 2017; 85: 123-128.

Outre cette étude multicentrique (USA – Brésil – Inde – Corée) qui a inclus 30 patients avec une gastroparésie réfractaire (cad ne répondant pas aux autres traitements incluant injections de Botox et stents transpyloriques), le même numéro contient une autre étude multicentrique (France – USA) portant sur 12 patients. La technique (semblable au POEM utilisé pour l’achalasie) consiste en une dissection sous muqueuse et une myotomie incluant 5 cm au niveau de la grande courbure antrale et le sphincter pylorique. Une réponse clinique franche est obtenue dans ¾ des cas et une normalisation de la vidange gastrique dans 50 et 75% des cas.

Un éditorial suit chacun des articles, le premier pour insister sur la nécessité d’étude contrôlée, la seconde rappelant qu’il a fallu 25 ans pour montrer l’inutilité de la sphinctérotomie dans les spasmes de l’Oddi type B (entité américaine il est vrai).

Un espoir donc, pas une recommandation.

 

Impact on carbon dioxide insufflation and water exchange on postcolonoscopy outcomes in patients receiving on-demand sedation: a randomized controlled trial. S. CADONI.

GASTROINTEST ENDOSC 2017; 85: 210-2018.

L’étude a porté sur 240 patients qui pour leur coloscopie avaient une sédation « à la demande » et a comparé différentes combinaisons incluant eau, CO2 et air. La conclusion montre que l’injection d’eau (au lieu d’air) lors de l’insertion de l’endoscope et l’insufflation de CO2 lors du retrait est la combinaisons qui associe un minimum de douleurs pendant l’examen et de ballonnement après celui-ci. Cela permet de réduire la sédation, voire de la rendre inutile.

 

Yield of a second screening colonoscopy 10 years after an initial negative examination in average-risk individuals. PL. PONUGOTI.

GASTROINTEST ENDOSC 2017; 85: 221-224.

Cette étude d’un expert de la coloscopie (D. REX) a porté sur 4463 patients dont la coloscopie initiale était négative, parmi lesquels 378 ont eu une coloscopie 10 ans plus tard. Aucun cancer n’a été décelé et seulement 3,6% d’adénomes « avancés » (> 10 mm et/ou dysplasie de haut grade), ce qui justifie l’intervalle. Il y a cependant 40% d’adénomes, peut-être expliqués par l’âge plus avancé des patients (ayant 10 ans de plus) et par l’amélioration des techniques de coloscopie.

Un éditorial insiste sur le fait qu’un cancer intercurrent survient souvent dans les 3 premières années après une coloscopie et est sans doute due à un polype non vu (les polypes festonnés du colon droit sont plus difficiles à déceler et par exemple recouverts de mucus si la préparation est insuffisante). Il est donc inutile de proposer une coloscopie 5 ans après un examen normal et si la préparation est insuffisante, il faut proposer un nouvel examen 1 an plus tard.