gastroenterology-1403
Mars 2014

Gastroenterology

Long-term efficacy and safety of endoscopic resection for patients with mucosal adenocarcinoma of the esophagus. O. PECH.

GASTROENTEROLOGY 2014; 146: 652-660.

1000 patients ayant subi la résection endoscopique d’un cancer superficiel de l’œsophage (adénocarcinome limité à la muqueuse) ont été suivis pendant une moyenne de 56 mois. La résection a été incomplète chez 3,7% et suivie d’un traitement chirurgical. Des complications majeures (hémorragie – perforation) ont été observées rarement (1,5%) et traitées endoscopiquement, sans mortalité associée. Le taux de survie calculé à 10 ans est de 75%. Si des lésions métachormes ou des récidives ont été observées (14,5%), elles ont souvent été traitées endoscopiquement et seuls 2 patients sont décédés d’un cancer métastatique.

 

Statin use is associated with reduced risk of histologic subtypes of esophageal cancer: A nested case-control analysis. L. ALEXANDRE.

GASTROENTEROLOGY 2014; 146: 661-668.

Cette étude de 581 patients avec adénocarcinome de l’œsophage comparés chacun à 4 contrôles montre que l’usage de statines réduit de moitié le risque d’adénocarcinome de l’œsophage. Cette conclusion est renforcée par une corrélation avec la dose et la durée du traitement. Les données sont semblables mais moins fortes pour le cancer épidermoïde.

 

Low-dose aspirin use after diagnosis of colorectal cancer does not increase survival: A case-control analysis of a population-based cohort. CR. CARDWELL.

GASTROENTEROLOGY 2014; 146: 700-708.

Le titre est clair. Alors que l’aspirine réduit le risqué de cancer colorectal et en cas de cancer réduit le risqué de métastase et améliore la survie, si la prise débute après le diagnostic il n’y a plus de bénéfice!

 

Reduced risk of colorectal cancer up to 10 years after screening, surveillance, or diagnostic colonoscopy. H. BRENNER.

GASTROENTEROLOGY 2014; 146: 709-717.

Cette étude comparant 3148 patients avec cancer du colon et 3274 cas contrôles (population-based case-control study) a été réalisée en Allemagne, pays où la méthode de dépistage du cancer colorectal est la coloscopie. Cette étude montre qu’une coloscopie négative réalisée dans le cadre du dépistage réduit de 90% le risque de cancer dans les 10 ans qui suivent (y compris au niveau du colon droit). Cette réduction est un peu moindre quand l’examen est réalisé en raison de symptômes.

 

Lower endoscopy reduces colorectal cancer incidence in older individuals. CJ. KAHI.

GASTROENTEROLOGY 2014; 146: 718-725.

Une autre étude cas-contrôles réalisée aux USA et chez des personnes de plus de 75 ans confirme ces données (réduction de moitié des cas de cancer) et confirme la réduction également au niveau du colon droit.

 

Consensus statements on the risk, prevention and treatment of venous thomboembolism in inflammatory bowel disease: canadian association of gastroenterolgy. GC. NGUYEN.

GASTROENTEROLOGY 2014; 146: 835-848.

Il est admis que, en cas de maladies inflammatoires intestinales (MICI – IBD), le risqué thromboembolique est multiplié par 3. Cette évaluation critique canadienne de la littérature à ce sujet contient une vingtaine d’affirmations. La qualité de l’évidence est cependant faible à très faible. Parmi les recommandations « fortes », relevons: en cas d’hospitalisation pour une poussée inflammatoire, un traitement aux HBPM est recommandé – il en est de même en cas de chirurgie abdominale ou pelvienne – et également en cas de thrombose portale ou splanchnique.