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Novembre 2014

Clinical Gastroenterology and Hepatology

Sleep duration affects risk for ulcerative colitis: A prospective cohort study. AN. ANANTHAKRISHNAN.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2014; 12: 1878-1886.

Ce rapport est une des publications extraite de l’étude épidémiologique de 151.871 infirmières suivies pendant 24 ans aux Etats-Unis. Un sommeil de moins de 6h augmente le risque de colite ulcéreuse de 50% (et pas celui de maladie de Crohn). Un sommeil de plus de 9h double ce risque pour la colite ulcéreuse. Cette courbe en U (risque majoré pour des valeurs faibles et pour des valeurs élevées) est retrouvée pour d’autres relations avec le sommeil: mortalité globale – cancer colorectal. Un sommeil trop court (et peut-être un sommeil trop long, reflétant une nuit fragmentée) majore un milieu intestinal proinflammatoire.

Fecal level of calprotectin identifies histologic inflammation in patients with ulcerative colitis in clinical and endoscopic remission. J. GUARDIOLA.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2014; 12: 1865-1870.

85 patients avec une colite ulcéreuse en rémission ont été soumis à une coloscopie; 26 ont été exclus car il n’y avait pas de rémission endoscopique. Parmi les 59 patients restants, la calprotectine fécale a été dosée et de multiples biopsies ont été prélevées lors de la coloscopie. La calprotectine est plus élevée (278 µg/g) chez les 18 patients avec une inflammation active que chez les 41 patients en rémission histologique (68 µg/g). En conclusion, même une muqueuse microscopiquement normale est dans 1/3 des cas enflammée. Le taux de calprotectine est plus simple et reflète mieux l’absence d’inflammation: un taux inférieur à 150 µg/g a une valeur prédictive négative de 89%.

Mesalamine dose escalation reduces fecal calprotectin in patients with quiescent ulcerative colitis. MT. OSTERMAN.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2014; 12: 1887-1893.

52 patients prenant 2,4 g de mesalamine pour une colite ulcéreuse en rémission clinique ayant une calprotectine fécale > 50 µg/g ont été randomisés en deux groupes: le premier garde le même traitement – le deuxième double la dose. Dans ce deuxième groupe, la calprotectine s’est normalisée dans 27% des cas et dans 4% des patients du premier groupe. Le taux de récidive est le même dans les deux (petits) groupes mais la récidive est globalement plus fréquente quand la calprotectine est > 200 µg/g.
EN CONCLUSION: la calprotectine (qui représente 60% des protéines du cytosol des granulocytes) dosée dans les selles est un biomarqueur des colites ulcéreuses. Elle est également un bon marqueur dans le suivi des colites microscopiques. Elle est augmentée dans les diverticulites. C’est peut-être la CRP (c reative protein) du tube digestif qui pourrait nous aider pour distinguer le colon irritable des autres pathologies.