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Juin 2015

Clinical Gastroenterology and Hepatology

No evidence for efficacy of radiofrequency ablation for treatment of gastroesophageal reflux disease: A systematic review and meta-analysis. S. LIPKA.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2015; 13: 1058-1067.

L’évaluation de nouvelles techniques endoscopiques est difficile… et prend du temps. Plus de 10 ans après la description du traitement du reflux par radiofréquence (STRETTA), cette analyse très complète basée sur 136 références relevées, 31 articles retenus et rien que 4 études randomisées conclut à l’inefficacité du traitement et signale son danger (au moins 4 décès, plusieurs perforations, plusieurs gastroparésies définitives).

 

Esophageal intraluminal baseline impedance differentiates gastroesophageal reflux disease from functional heartburn. A. KANDULSKI.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2015; 13: 1075-1081.

La microarchitecture de la muqueuse oesophagienne est perturbée en cas de reflux avec des espaces intercellulaires dilates et une perméabilité muqueuse accrue. Une évaluation fonctionnelle oesophagienne (endoscopie – impédancepHmétrie – mesure de l’impédance de base) a été réalisée dans 3 groupes de patients: 16 avec une oesophagite érosive – 19 avec un reflux pathologique sans érosion – 17 avec un pyrosis fonctionnel (endoscopie et impédancepHmétrie normales). L’impédance basale est basse dans les deux premiers groupes. On peut donc espérer avoir cette mesure dans le futur, grâce à une sonde endoscopique, ce qui permettrait de classer les patients avec un seul test et aussi d’attribuer malgré tout à un reflux les patients ne répondant pas aux IPP.
L’article suivant confirme ces données, et en ajoute quelques autres.

 

Effects of anxiety and depression in patients with gastroesophageal reflux disease. BF. KESSING.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2015; 13: 1089-1095.

L’anxiété augmente la sévérité des douleurs rétrosternales et du pyrosis en cas de reflux et diminue la qualité de vie. La dépression n’a pas d’effet.

 

Development and validation of a scoring system to identify patients with microscopic colitis. JS. KANE.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2015; 13: 1125-1131.

Cette étude écossaise a analysé rétrospectivement 476 patients avec diarrhée chronique et biopsies à la recherché de caractéristiques cliniques permettant d’identifier les patients avec une colite microscopique. Un score a été développé et validé de façon prospective chez 460 patients. Le score inclut: un âge > 50 ans (+13) – le sexe féminin (+4) – l’usage d’IPP (+6) ou d’AINS (+11) – l’amaigrissement (+4) – des douleurs abdominales (-8). Un score supérieur ou égal à 8 permet d’identifier 90% des patients avec une colite microscopique. Cela permettait d’économiser les biopsies coliques et leur coût (chiffré dans l’article) en cas de muqueuse normale. Chez un patient jeune, de sexe masculin, ayant diarrhées et douleurs abdominales, il ne faut pas rechercher une colite microscopique (mais peut-être une maladie de Crohn).