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Juin 2013

Clinical Gastroenterology and Hepatology

Sustained clinical benefit and tolerability of methotrexate monotherapy after thiopurine therapy in patients with Crohn’s disease. ML. SEINEN.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2013; 11: 667-672.

Dans un groupe de 174 patients atteints de maladie de Crohn et ayant dû arrêter un traitement à l’azathioprine, un traitement au méthotrexate a été proposé: 25 mg par voie sous-cutanée chaque semaine, réduits à 15 mg après 3-4 mois. 26% ont dû arrêter le traitement pendant les 6 premiers mois. Parmi les autres patients, 86% ont eu une réponse clinique à 6 mois, l’effet déclinant progressivement (20% à 5 ans). Une fois les premiers mois passés, le méthotrexate était bien toléré.

 

Combined endoscopy, aspiration and biopsy analysis for identifying infectious colitis in patients with ileocaecal ulcers. N. NAGATA.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2013; 4: 673-680.

Cette très intéressante étude japonaise porte sur 128 patients avec des ulcères de la région iléocæcale diagnostiqués par endoscopie. Les méthodes diagnostiques ont comportés: culture de selles, de liquide aspiré en cours d’endoscopie et de biopsies – cytologie et PCR du liquide aspiré – histologie et immunohistologie (CMV). Les diagnostics par ordre de fréquence décroissante ont été: amibiase (27%) – tuberculose  (20%) – CMV (18%) – Crohn (9%) – Campylobacter jejuni (8%). L’amibiase comportait des ulcères multiples, ronds ou irréguliers, très souvent avec un exsudat. La tuberculose pouvait toucher l’iléon, comporte des ulcères de plus de 1 cm, transverses, des cicatrices. La colite à CMV révèle des ulcères multiples, de taille variable. L’infection à Campylobacter touche toujours la valve iléocæcale. L’amibiase était diagnostiquée sur les biopsies (éventuellement par coloration au PAS), peu sur les analyses de selles (positives dans 1/3 des cas). La tuberculose était diagnostiquée sur les biopsies. La colite à CMV était prouvée par PCR ou immunohistochimie sur les biopsies. Le Campylobacter était mis en évidence sur les cultures de liquide aspiré (90%) et peu sur les analyses de selles (20%).

 

18-fluorodeoxyglucose position emission tomography does not aid in diagnosis of pancreatic ductal adenocarcinoma. I. MATSUMOTO.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2013; 11: 712-718.

Le PET scan n’est pas l’arme suprême en oncologie du pancréas comme le montre cette étude japonaise de 232 cas suspects d’adénocarcinome du pancréas. Dans les cas de cancer précoce (stade 0 et 1) et dans les lésions de moins de 2 cm, il n’est positif que dans 50% des cas. Il détecte moins de la moitié des cas de métastases hépatiques ou péritonéales. De plus, il existe des faux positifs: les pancréatites auto-immunes focales se présentant sous forme de masse sont positives. La conclusion: les méthodes d’imagerie conventionnelles – et surtout le CT scan – demeurent essentielles et apportent plus d’information!