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Juillet 2013

Clinical Gastroenterology and Hepatology

Serrated colon polyps as precursors to colorectal cancer. S. SWEETSER.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2013; 11: 760-767.

Finie l’époque « simple » où les polypes hyperplasiques bénins se distinguaient absolument des polypes adénomateux et/ou villeux à potentiel malin. Est apparu le « SSA/P » cad le polype festonné sessile adénomateux, variante du polype hyperplasique. Il est dangereux et à connaitre: il saigne moins facilement et donc la recherche de sang occulte dans les selles sera souvent négative – il est fréquent dans le colon droit et difficile à détecter car tout à fait plat, pâle et recouvert de mucus – l’évolution vers le cancer est plus rapide que pour l’adénome classique. Un article revoyant le même problème est paru dans le numéro de juin de GASTROINTESTINAL ENDOSCOPY.

 

Avoiding and defending malpractice suits for postcolonoscopy cancer: Advice from an expert witness. DK. REX.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2013; 11: 768-773.

Les conseils de cet expert coloscopiste qui a défendu de nombreux gastroentérologues américains lors de procès postcoloscopiques (les deux motifs les plus fréquents sont la perforation et les cancers manqués) sont en fait des conseils de bonne pratique visant à documenter dans le compte-rendu et à photographier les éléments importants: signaler la qualité de la préparation – signaler un toucher rectal diagnostique approfondi (une partie des cancers manqués touche le bas rectum) – photographier le caecum et l’orifice appendiculaire – signaler le temps de retrait de l’endoscope qui doit être au minimum de 6 minutes – photographier la rétroflexion rectale.

 

Rectal nonsteroïdal anti-inflammatory drugs are superior to pancreatic duct stents in preventing pancreatitis after endoscopic retrograde cholangiopancreatography: A network meta-analysis. A. AKBAR.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2013; 11: 778-783.

Cette métaanalyse particulière (network?) montre que le suppositoire d’anti-inflammatoires (100 mg d’indomethacine ou diclofenac) est plus efficace que les stents pancréatiques dans la prévention de la pancréatite aigue post ERCP, tout en étant plus simple et moins couteuse.

 

Increased prandial air swallowing and postprandial gas-liquid reflux among patients refractory to proton pump inhibitor therapy. I. BRAVI.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2013; 11: 784-789.

Certains « refluxeurs » ne répondant pas ou mal aux inhibiteurs de la pompe à protons avalent plus d’air lors des repas et ont plus d’épisodes de reflux de gaz. Cela est ressenti comme reflux chez ces patients dont la muqueuse est sensibilisée par des reflux acides. Ces patients sont identifiés par une impédance-pHmétrie de 24h et pourraient faire l’objet d’une thérapie comportementale visant à avaler moins d’air.