clinical-gastroenterology-and-hepatology-1412
Décembre 2014

Clinical Gastroenterology and Hepatology

Breath testing for small intestinal bacterial overgrowth: maximizing test accuracy. RJ. SAAD.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2014; 12: 1964-1972.

La prolifération bactérienne de l’intestin grêle a de multiples manifestations cliniques qui vont de symptômes fonctionnels type colon irritable à une malabsorption franche et de multiples causes qui vont d’anomalies motrices, anatomiques ou postchirurgicales de l’intestin grêle à la cirrhose. La prévalence réelle est mal connue et sans doute liée à la difficulté du diagnostic. La référence diagnostique est la culture quantitative de liquide grêle aspiré, nécessitant des précautions de stérilité et un transfert rapide au laboratoire qui à l’aide de cultures aérobies et anaérobies doit montrer plus de 105 CFU/ml. Le test au glycocholate marqué au C14 a été abandonné pour des raisons d’irradiation. Les tests respiratoires à l’hydrogène sont recommandés mais nécessitent des précautions préalables comme l’abstention d’antibiotiques, d’un régime riche en fibre le jour avant, de tabac pendant le test. Après ingestion de glucose (50 à 100 g), un taux basal > 20 ppm est suspect, une élévation de > 12 ppm par rapport au taux basal est diagnostique. Après ingestion de lactulose (10g), un taux basal > 20 ppm est suspect et un double pic ou une élévation précoce (< 90 min – > 20 ppm) sont diagnostiques.
EN PRATIQUE, le test au glucose est recommandé, même si, absorbé dans le grêle proximal, il peut manquer des proliférations distales, iléales.

 

Quality measures for colonoscopy: A critical evaluation. NF. FAYAD.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2014; 12: 1973-1980.

Les cancers manqués (surtout au niveau du colon droit) et la facture astronomique de la coloscopie aux USA soulignent l’importance de la preuve de la qualité de la coloscopie. Les différents index conseillés sont ici revus de façon critique. Parmi les index, les plus importants semblent: un taux de détection d’adénomes > 25% – la documentation photographique de l’atteinte du caecum – un temps de retrait > 6 min.

 

Alium vegetables and garlic supplements do no reduce the risk of colorectal cancer, based on meta-analysis. B. ZHU.

CLIN GASTROENTEROL HEPATOL 2014; 12: 1991-2001.

Les légumes alliacés (principalement ail et oignon) ont un effet cardioprotecteur et certaines données suggèrent un effet protecteur contre le cancer du colon (données expérimentales animales utilisant de hautes doses d’alliacés – études de cohortes de patients – cas contrôle). Cette métaanalyse d’études prospectives montre qu’il n’en est rien et suggère même que l’ail sous forme de compléments alimentaires augmente le risque de cancer du colon. D’après l’American Cancer Research Funal, les compléments alimentaires – très prisés aux USA – ne sont pas recommandés pour la prévention du cancer. D’autres données récentes montrent qu’ils ne prolongent pas la vie et ne préviennent pas les maladies chroniques.