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Janvier 2012

American Journal Of Gastroenterology

Mechanisms of reflux perception in gastrooesophageal reflux disease: A review. AJ BREDENOORD.

AM J GASTROENTEROL 2012; 107: 8-15.

Paradoxalement, les reflux sévères, avec un oesophage de Barrett, sont parfois peu symptomatiques alors que les reflux sans oesophagite, éventuellement sous IPP sont parfois fort symptomatiques. Cet article explore les facteurs en cause (reflux faiblement acide persistant sous IPP – perméabilité muqueuse perturbée – sensibilisation périphérique et centrale).

 

The efficacy and safety of rifaximin for the irritable bowel syndrome: A systematic review and meta-analysis. SB. MEENES.

AM J GASTROENTEROL 2012; 107: 28-35.

La rifaximine est un antibiotique semi-synthétique dérivé de la rifamycine, avec un anneau benzoimidazolé qui prévient l’absorption par le tube digestif. Il est efficace dans la diarrhée du voyageur et l’encéphalopathie hépatique. Un article récent du NEW ENGLAND JOURNAL OF MEDICINE (qui vient de fêter son 200ième anniversaire) en montre l’efficacité dans le colon irritable. Une revue analytique de 1800 cas en confirme l’efficacité (relative). La médication soulage 42% des patients (le placebo en soulage 32%). C’est-à-dire qu’il faut traiter 10 patients (NNT) pour en soulager 1 (hors effet placebo), ce qui est le résultat obtenu par d’autres médications pour le colon irritable. A souligner: le placebo soulage 1/3 des patients.

 

Risk of gastroparesis in subjects with type 1 and 2 diabetes in the general population. RS. CHOUNG

AM J GASTROENTEROL 2012; 107: 82-88.

En cas de gastroparésie, il est classique de rechercher un diabète, retrouvé dans 1/3 des cas (dans des études issues de centres tertiaires). Certes, le risque de développer une gastroparésie sur une période de 10 ans est multiplié par 30 en cas de diabète de type 1. Dans l’absolu, ce risque est de 5% pour un patient (1% dans le type 2 – 0,2% chez les contrôles).

 

The epidemiology of community-acquired clostridium difficile infection: A population-based study. S. KHANNA.

AM J GASTROENTEROL 2012; 107: 89-95.

Le tableau classique de l’infection à Clostridium difficile est une diarrhée survenant chez un patient hospitalisé depuis plus de 3 jours et sous antibiotiques. La fréquence et la sévérité de l’infection ont augmenté ces dernières années. Dans cette étude de population, 41% des 385 cas d’infection sont acquis hors de l’hôpital: les patients sont les plus jeunes, avec moins de comorbidités et une infection moins sévère. 22% n’ont pas eu d’antibiotiques. L’article conclut donc en recommandant de chercher le Clostridium difficile dans toutes les diarrhées aigues, même sans prise d’antibiotiques préalable.