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Février 2011

American Journal Of Gastroenterology

EDIT. Reflux monitoring: on or off therapy? MF. VAEZI.

AM J GASTROENTEROL 2011; 106: 183-185.

Cet expert en « oesophagologie » considère 4 indications de pHmétrie. La plus fréquente est l’évaluation de patients réfractaires aux IPP (après un traitement agressif avec une double dose d’IPP). Il s’agit alors de documenter que le reflux n’est pas la cause des symptômes persistants et donc de réaliser la pHmétrie avec traitement. C’est le cas aussi quand on veut s’assurer que le contrôle du reflux est adéquat en cas de reflux compliqué (ex – Barrett). Dans les deux autres indications: reflux et endoscopie négative – symptômes de reflux après chirurgie anti-reflux, il convient de réaliser l’examen en l’absence de traitement antisécrétoire.

 

REVIEW. The clinical significance of serrated polyps. CS. HUANG.

AM J GASTROENTEROL 2011; 106: 229-240.

15 à 20% des cancers colorectaux viennent de polypes festonnés. Ils sont plus souvent sessiles, > 5 mm situés dans le colon ascendant et recouverts de mucus, donc moins faciles à déceler. Cela pourrait rendre compte des limitations de la coloscopie dans la prévention des cancers du colon droit.

 

Esophageal adenocarcinoma incidence in individuals with gastrooesophageal reflux: Synthesis and estimates from population studies. JH. RUBENSTEIN

AM J GASTROENTEROL 2011; 106: 254-260

L’adénocarcinome de l’oesophage est plus fréquent en cas de reflux, en dehors de l’oesophage de Barrett. Cette synthèse épidémiologique montre que ce risque est limité aux hommes après 50 ans ayant un reflux. Par exemple, à 70 ans, le risque d’adénocarcinome est 20 X celui de la femme du même âge avec reflux, tout en étant 1/3 du risque de cancer du colon.